Dans ce premier épisode, nous posons le cadre de la transition territoriale dans un monde en polycrise. À partir d’un territoire de montagne, le Grand Briançonnais, nous découvrons comment les crises climatiques, écologiques, sociales et politiques s’entremêlent et se manifestent localement. Nous apprenons à les lire dans une perspective écosystémique, à dépasser l’indicateur unique du climat et à nous réarmer collectivement pour agir à l’échelle des territoires. Ce chapitre nous invite à entrer dans une enquête partagée, lucide et porteuse d’espérance.
Acquis :
Dans ce deuxième épisode, nous explorons les signes d’un renouveau démocratique et écologique au cœur même de la polycrise. Ensemble, nous découvrons comment des initiatives locales — passées et présentes — inventent d’autres manières de décider, de coopérer et d’habiter les territoires. Nous puisons dans la mémoire longue de la démocratie pour éclairer les frémissements contemporains et comprendre comment l’action collective, la créativité et la joie peuvent devenir des moteurs puissants de transformation. Ce chapitre nous invite à faire émerger, relier et amplifier ces dynamiques de terrain.
Acquis :
Dans cet épisode, nous nous attaquons à une question essentielle : si nous savons que nos modes de vie menacent les équilibres planétaires, pourquoi cela ne se traduit-il pas en action collective à la hauteur ? Nous explorons les racines historiques et culturelles de ce blocage, mais aussi ses dimensions psychologiques et émotionnelles. Nous découvrons comment notre rapport à la modernité, nos mécanismes de défense et nos biais cognitifs influencent profondément notre capacité à agir. Ce chapitre nous invite à réhabiliter le sensible et à reconnaître le “facteur humain” comme une ressource clé de la transition.
Acquis :
Cet épisode explore une notion essentielle à la fois philosophique, politique et écologique : celle des communs. Nous proposons ici de penser le soin du monde à partir du partage et de la co-gestion des ressources. Le fil conducteur : comprendre comment, dans un contexte de vulnérabilité planétaire et de dépassement des limites écologiques, la redécouverte des communs peut nourrir une sobriété collective et refonder notre rapport au territoire, à la propriété et à la gouvernance. À travers des exemples historiques (les enclosures, les communes médiévales) et contemporains (le Vorarlberg autrichien, le Briançonnais), nous montrons que les communs ne sont pas une nostalgie du passé, mais un levier concret de résilience et d’équité pour les sociétés d’aujourd’hui.
Acquis :
Dans cet épisode, nous nous intéressons à la dimension émotionnelle de la transition écologique. Nous explorons comment les émotions, souvent perçues comme des obstacles ou des freins, peuvent au contraire devenir des moteurs puissants d’action collective et individuelle. En mobilisant plusieurs théories issues des sciences sociales et de l’éducation et à travers des exemples concrets, nous montrons comment comprendre, accueillir et réguler les émotions pour transformer le sentiment d’impuissance en pouvoir d’agir.
Acquis :
Cet épisode s’attache à comprendre les ressorts et les formes de l’engagement, à l’échelle individuelle et collective. Après avoir exploré le pouvoir d’agir dans l’épisode précédent, il s’agit ici de déterminer comment ce pouvoir se traduit concrètement en action : pourquoi s’engager, sous quelles formes, à quels moments de la vie, dans quels cadres ? Nous tentons de montrer que l’engagement est une joie active, une manière de se sentir relié au monde et de retrouver prise sur son environnement, mais aussi un exercice de lucidité, d’endurance et de responsabilité.
Acquis :
Nous explorons dans cet épisode la figure de l’élu local dans le contexte actuel de transition écologique et de crise démocratique. Alors que la défiance vis-à-vis des institutions et des décideurs s’intensifie, les élus de terrain, longtemps préservés, se trouvent eux aussi exposés à une pression croissante. Nous interrogeons ici les rôles, responsabilités, motivations et dilemmes intérieurs de celles et ceux qui s’engagent dans la gestion publique locale. Le maire y apparaît comme un acteur clé de la cohésion territoriale, mais aussi comme un individu traversé de tensions : entre mandat représentatif et participation citoyenne, entre devoir d’exemplarité et fragilités humaines, entre bénévolat attendu et professionnalisation nécessaire. Ce chapitre nous invite à comprendre le mandat d’élu comme un engagement profondément humain, exigeant et porteur d’espérance collective, mais aussi à saisir la nécessité de réinventer la relation entre gouvernants et citoyens.
Acquis :
Après avoir examiné le rôle, le statut et les tensions du mandat d’élu, nous approfondissons dans cet épisode la notion de leadership dans les transitions écologiques et démocratiques : comment incarner, partager et transformer le pouvoir dans des contextes locaux complexes, traversés par la défiance, la diversité des acteurs et l’urgence écologique ? Le leadership n’est plus envisagé comme l’incarnation d’un pouvoir solitaire, mais comme une fonction relationnelle et collective, au service du mouvement et du bien commun. À travers des exemples concrets, des références philosophiques et sociologiques, et des témoignages de terrain, nous interrogeons les conditions d’un leadership démocratique capable de faire émerger la coopération, la participation et la confiance au sein des territoires.
Acquis :
Cet épisode invite à une réflexion originale sur la fonction de l’élu local à l’heure des crises écologiques et sociales. Partant des prérogatives classiques du maire – assurer la sécurité, gérer, administrer – nous proposons un nouveau rôle : celui du soignant du territoire. Cette évolution repose sur une analogie féconde entre corps humain et corps territorial : le territoire n’est plus une entité administrative ou un simple espace d’aménagement, mais un organisme vivant, composé d’interactions multiples entre humains et non-humains. L’élu, à l’image du soignant, observe, écoute, prévient et soigne ce corps collectif. Cette approche holistique propose de transformer la gouvernance locale en un véritable art du prendre soin.
Acquis :
Dans ce chapitre, nous proposons une grammaire pratique de la participation pour conduire les transitions territoriales. Partant d’un constat simple – un territoire en transition ne peut plus être gouverné par la seule addition de décisions individuelles – nous exposons les conditions qui font d’un groupe une intelligence collective capable de co-produire des choix justes, robustes et désirables. Nous explorons les apports de la gouvernance partagée, les ingrédients d’un dialogue territorial fécond (cadre, rituels, temps long, espaces de délibération, communs), les formes concrètes de mobilisation citoyenne et leurs traductions opérationnelles pour les élus. L’enjeu est double : dépasser la peur des uns et la défiance des autres, et établir un contrat de participation clair qui sécurise la parole et l’action dans la durée.
Acquis :
Dans cet épisode, nous apprenons à repenser l’action publique à partir de l’essentiel : les besoins fondamentaux des populations. Ensemble, nous distinguons besoins, désirs et moyens d’y répondre, pour construire des politiques locales justes et soutenables. Nous explorons des outils concrets – de Maslow à Max-Neef – pour articuler justice sociale et limites planétaires, et redéfinir la sobriété comme un choix collectif et désirable. Ce chapitre nous invite à faire de la satisfaction des besoins un levier d’habitabilité, d’équité et de soin du territoire.
Acquis :
Les transitions territoriales ne s’inventent pas à partir d’une page blanche : elles s’enracinent dans des histoires, des héritages et des identités qui façonnent les paysages, les pratiques et les imaginaires collectifs. Cet épisode invite à penser la transformation écologique à la lumière du passé, en interrogeant ce que nous avons reçu, ce que nous choisissons de transmettre et ce que nous devons renouveler. Nous montrons que la transmission ne se limite pas aux biens matériels, mais engage une responsabilité intergénérationnelle et symbolique : que laisserons-nous à nos enfants et aux habitants de demain ? En explorant les notions d’âme du territoire, de mémoire collective, de symbolique et de créativité, nous proposons une réflexion sensible et politique sur la manière dont les territoires peuvent se réinventer à partir de leurs racines.
Acquis :
Mesurer la transition écologique d’un territoire est un défi complexe. Les indicateurs sont indispensables pour piloter, ajuster et évaluer les politiques de transformation, mais ils sont aussi porteurs d’enjeux politiques, culturels et éthiques. Derrière chaque indicateur se cachent des représentations du monde : que choisit-on de mesurer, pourquoi et avec quelles conséquences ? Dans ce treizième épisode, nous explorons les indicateurs multidimensionnels de la transition. Nous questionnons la pertinence des outils existants, proposons des alternatives fondées sur la résilience, la robustesse, le vivant et la coopération, et présentons des expériences concrètes menées dans les territoires.
Acquis :
Dans cet épisode, nous apprenons à traduire la transition écologique en actions concrètes autour de deux champs intimement liés : l’énergie et l’eau. Nous explorons comment rendre visibles leurs flux, repenser nos représentations, et articuler sobriété, production locale et gouvernance coopérative. Nous découvrons aussi comment passer d’un pilotage en silos à une approche pleinement écosystémique, où chaque action publique produit des co-bénéfices à l’échelle du territoire. Ce chapitre nous invite ainsi à transformer nos modèles pour renforcer la robustesse, la justice et l’habitabilité de nos communes.
Acquis :
Ce chapitre prolonge la déclinaison thématique entamée avec l’eau et l’énergie. Il aborde le sol comme bien commun, au croisement du foncier, de l’habitat et de la biodiversité. Le propos articule trois fils conducteurs : replacer le sol au cœur du vivant et de nos attachements, comprendre comment l’histoire du droit de propriété encadre (ou empêche) la protection et l’usage collectif du sol, et traduire ces enjeux en politiques locales concrètes – agricoles, urbaines et écologiques – capables d’accroître la résilience territoriale.
Acquis :
Cet épisode poursuit la déclinaison des principes du vivant dans l’action territoriale et explore trois leviers concrets de transformation : la gestion des déchets, la circularité économique et les mobilités. Nous montrons que ces trois leviers ne sont pas de simples aspects logistiques, mais des miroirs de nos rapports au monde, révélateurs de la manière dont nos sociétés conçoivent la production, la responsabilité et la liberté. À travers des exemples concrets (reprise en régie de la gestion des déchets, redevance incitative, politiques locales de mobilité douce), ce chapitre invite à passer d’un modèle linéaire et extractif à un modèle circulaire, coopératif et sobre, où le territoire devient un organisme vivant en interaction permanente.
Acquis :
Dans cet épisode, nous proposons une plongée concrète dans les rouages institutionnels, administratifs et humains de l’action publique locale. Nous abordons les ingénieries territoriales au sens large – juridiques, techniques, financières, humaines et scientifiques – qui permettent de passer de l’idée au projet dans les collectivités. Le propos s’appuie sur l’expérience vécue d’un maire de petite commune, révélant la densité du « millefeuille administratif », les interdépendances entre échelles (communes, intercommunalités, régions, État, Europe), et la complexité du couple élu-technicien.
Acquis :
Partant du constat que les bouleversements écosystémiques imposent de changer nos manières de penser et d’agir, ce dernier épisode montre que l’action publique ne peut s’en tenir à des ajustements techniques : elle doit s’adosser à des histoires communes capables de mobiliser, d’orienter le sens et de légitimer de nouvelles normes collectives. En s’appuyant sur des références philosophiques, sociologiques et anthropologiques, mais aussi sur des expérimentations concrètes (land art, théâtre forum, parcours sensibles, ateliers d’écriture, dispositifs de mise en récit), nous proposons de diagnostiquer les imaginaires dominants, ouvrir des alternatives crédibles et désirables, et outiller les territoires pour passer de l’intuition à la stratégie.
Acquis :
Plutôt qu’un catalogue de solutions, ce cours trace un chemin d’apprentissage : comprendre les crises imbriquées qui traversent nos territoires, identifier ce qui bloque, redécouvrir la richesse des communs, et surtout, réveiller les forces d’action et d’imagination déjà à l’œuvre. À travers des analyses, des témoignages et des récits concrets, les intervenants montrent comment se tissent des alliances entre élus, citoyens, associations et agents pour inventer de nouvelles manières d’habiter et de gouverner.
Nous explorons ensemble les dimensions démocratiques, sociales et émotionnelles de la transition : comment dépasser le sentiment d’impuissance, accompagner les
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