Cet épisode inaugure le cours « Récits médiatiques et écologie » en posant un diagnostic lucide : nous traversons une crise de l’information. Entre surabondance, défiance et confusion, beaucoup peinent à se repérer, au point d’alterner surconsommation médiatique, diète informationnelle et lassitude. Or, à l’heure où l’urgence écologique exige des décisions collectives éclairées, la qualité de l’information devient une condition de la santé démocratique. À partir de son expérience de journaliste spécialisée en environnement et de ses différents engagements, Anne-Sophie Novel propose une « écologie de l’information » : une manière de produire, de choisir et d’utiliser l’information qui préserve nos facultés d’attention, nourrit un débat public apaisé et favorise l’action.
Acquis :
Dans cet épisode, nous retraçons l’évolution des récits médiatiques sur l’écologie pour mettre au jour les forces qui orientent ce que nous voyons, lisons et retenons. De la presse du XVIIIᵉ siècle aux réseaux sociaux et à l’IA, la couverture de l’environnement avance par à-coups, sous l’effet d’innovations techniques, de rapports de force économiques et politiques, et d’une bataille culturelle où l’ignorance peut être organisée. L’enjeu est double : comprendre pourquoi l’écologie apparaît et disparaît cycliquement de l’agenda médiatique, et situer les conditions d’un traitement à la hauteur des urgences écologiques.
Acquis :
Cet épisode se penche sur les biais structurels qui freinent une couverture médiatique adéquate de la crise écologique. Nous y exposons trois écueils majeurs : la spécialisation excessive de l’écologie dans des rubriques isolées, le réductionnisme carbone qui limite la compréhension des enjeux et la dépolitisation des problématiques environnementales. Pour enrichir cette analyse, nous accueillons Eva Morel, cofondatrice de l’association Quota Climat, qui partage son expérience d’un contre-pouvoir citoyen visant à améliorer quantité et qualité de l’information environnementale. Ensemble, Anne-Sophie et Eva montrent que ces travers ne relèvent pas seulement de choix éditoriaux mais de dynamiques structurelles qui affectent la démocratie et la capacité d’action collective.
Acquis :
Dans un contexte où les fausses nouvelles circulent six fois plus vite que les vraies, en particulier via les réseaux sociaux, comprendre les mécanismes de fabrication, de diffusion et d’instrumentalisation des infox est devenu indispensable. Ces discours, loin d’être anodins, nourrissent l’inaction climatique, fragilisent le débat démocratique et servent des intérêts économiques et politiques puissants. Nous explorons ici les logiques complotistes, les différentes formes de climatoscepticisme, les stratégies de lobbying, les techniques de manipulation et proposons des clés pour mieux identifier et contrer ces discours.
Acquis :
Cet épisode se concentre sur la manière dont la société française perçoit les enjeux environnementaux et sur ce que ces perceptions impliquent pour le travail journalistique. Nous mettons en avant l’importance, pour les médias, de comprendre les attentes et les représentations sociales afin de produire une information adaptée, évitant d’accentuer divisions et malentendus. L’épisode s’appuie sur des enquêtes de l’ADEME, sur l’étude Parlons Climat de l’ONG Destin Commun, et s’enrichit d’un échange avec la journaliste Nina Fasciaux, qui insiste sur le rôle fondamental de l’écoute dans le traitement médiatique de l’écologie.
Acquis :
À l’heure où la liberté de la presse est menacée dans de nombreux pays et où la désinformation prolifère, apprendre à naviguer dans le paysage médiatique devient une compétence citoyenne indispensable. Dans cet épisode, nous proposons un double mouvement. D’abord, dresser un panorama du paysage médiatique français et de ses dynamiques, en exposant les risques liés à la concentration des médias et à la désinformation. Ensuite, fournir des outils concrets pour identifier, vérifier et organiser ses sources, notamment autour des questions écologiques. L’objectif est d’apprendre à « garder la main sur ce qu’on se met dans la tête », pour se construire une vision éclairée du monde et agir en connaissance de cause.
Acquis :
Dans cet épisode, nous explorons en profondeur la notion de responsabilité journalistique face à l’urgence écologique. Les journalistes spécialisés sur ces questions sont souvent accusés de militantisme, une étiquette utilisée pour décrédibiliser leur travail. Pourtant, informer sur le climat et la biodiversité n’est pas une prise de position partisane, mais un impératif démocratique et éthique. Cet épisode interroge la frontière entre neutralité et engagement, expose les initiatives mises en place par la presse française et internationale pour intégrer les enjeux écologiques, et met en lumière les risques auxquels s’exposent les journalistes qui enquêtent sur l’environnement.
Acquis :
Comment rendre compréhensibles et sensibles des enjeux environnementaux complexes, souvent invisibles ou abstraits, sans les déformer ni les banaliser ? Dans cet épisode, nous insistons sur la responsabilité du journaliste de choisir les mots justes, recourir à des images pertinentes et s’appuyer sur des visualisations de données claires. Nous accueillons dans cet épisode Karen Bastien, fondatrice de l’agence We Do Data, qui détaille les bonnes pratiques de la data-visualisation appliquée aux thématiques écologiques. L’ensemble de l’épisode souligne un principe clé : l’information environnementale ne se résume pas à des chiffres ou des constats scientifiques. Elle nécessite des choix sémantiques, visuels et graphiques qui façonnent la manière dont le public perçoit la crise écologique et s’en empare.
Acquis :
Dans cet épisode, nous apprenons à relier les événements climatiques extrêmes aux dynamiques globales du réchauffement climatique. Nous clarifions la différence entre météo et climat, découvrons les apports des sciences de l’attribution et explorons la notion de risque telle que définie par le GIEC. Avec notre invitée Juliette Nouel, nous expérimentons une grille d’analyse pratique qui permet de comprendre les causes, les vulnérabilités et les solutions d’adaptation, tout en évitant les maladaptations. Ensemble, nous voyons comment le journalisme peut rendre compte de toute la chaîne causale pour favoriser une couverture rigoureuse et constructive de la crise écologique.
Acquis :
Nous explorons ici un enjeu central du journalisme environnemental : l’identification et la dénonciation des fausses allégations écologiques, plus connues sous le terme de greenwashing. Le rôle du journaliste est de questionner les discours dominants, de décortiquer les éléments de langage et de mettre en lumière les manipulations communicationnelles qui retardent l’action climatique. Le greenwashing ne se limite pas à de simples excès de publicité : il participe à brouiller la compréhension des enjeux, à freiner la prise de conscience et à miner la confiance des citoyens envers les institutions et les entreprises. Cet épisode propose une grille d’analyse pour reconnaître les discours trompeurs, illustre ces pratiques par des exemples concrets et rappelle les enjeux juridiques, politiques et éthiques qui y sont liés.
Acquis :
Cet épisode interroge la capacité des médias à renouveler leurs approches face à l’inertie de la perception climatique : bien que l’urgence s’aggrave, l’attention du public stagne. Entre évitement informationnel, surcharge cognitive, montée de l’éco-anxiété et défiance envers les institutions, la couverture du climat doit évoluer. Anne-Sophie Novel propose pour cela d’adopter le journalisme de solutions, une démarche qui complète l’investigation classique en documentant de manière rigoureuse les réponses aux problèmes, leurs effets, leurs limites et leurs conditions de reproductibilité. Nous apprenons à distinguer ses méthodes, à identifier ce qui le rend crédible et à comprendre comment il peut enrichir le débat public. En mobilisant cette « grammaire du possible », nous voyons comment informer autrement, en conjuguant lucidité et ouverture vers l’action.
Acquis :
Cet épisode examine le rôle de la télévision et de la vidéo dans la compréhension publique des enjeux environnementaux. En France, ce média demeure l’un des plus consommés et les journaux télévisés continuent d’exercer une forte influence. Avec l’aide de Sophie Roland, formatrice sur les enjeux climatiques auprès des rédactions de plusieurs médias français, l’épisode met en perspective les tendances de couverture sur les dernières années, pointe la faible place accordée aux solutions et à l’adaptation, puis cartographie les formats utiles à la télévision comme sur le web.
Acquis :
Dans cet épisode, nous interrogeons la place singulière de la radio et, plus largement, de l’audio dans l’information environnementale. Média de confiance par excellence et « compagnon » du quotidien, la radio résiste aux mutations tout en se réinventant via les podcasts. Nous en dressons le bilan : spécificités narratives, forces et limites face à la télévision, état de la couverture des sujets écologiques, cartographie des programmes pertinents et enseignements d’un entretien avec Anne-Cécile Bras (C’est pas du vent, RFI).
Acquis :
Nous explorons dans cet épisode le rôle de la presse écrite – papier et numérique – dans le traitement de la crise écologique. Loin d’être dépassée, la presse conserve une puissance d’ancrage et de narration, tout en expérimentant de nouveaux formats grâce au web. L’épisode distingue les apports et difficultés de la presse locale, de la presse nationale généraliste et des médias indépendants, avant de réfléchir, avec Béatrice Héraud, aux manières d’améliorer la couverture journalistique de l’environnement.
Acquis :
Cet épisode s’intéresse au rôle des médias sociaux dans la circulation de l’information environnementale. Les plateformes numériques constituent un espace où se déploient des formes nouvelles d’information – portées par les influenceurs et influenceuses – mais aussi des risques majeurs de manipulation et de désinformation. Nous analysons ces dynamiques en explorant la créativité éditoriale des réseaux, l’émergence de figures hybrides entre journalisme et influence, et les menaces liées aux logiques algorithmiques. L’entretien avec David Chavalarias, chercheur au CNRS, éclaire la manière dont les réseaux sociaux façonnent l’opinion et alimentent des stratégies coordonnées de propagande, en particulier autour du climat. Enfin, l’épisode met en avant les initiatives de responsabilisation du monde de l’influence et invite à développer des réflexes citoyens pour une pratique critique et éclairée des plateformes.
Acquis :
Dans ce chapitre, nous explorons comment nos biais cognitifs, nos émotions et nos incertitudes influencent la façon dont nous partageons et recevons l’information écologique. Ensemble, nous voyons comment reconnaître et dépasser ces filtres mentaux, afin de mieux comprendre les récits médiatiques et de ne pas tomber dans le déni ou le catastrophisme. Nous apprenons aussi à transformer l’éco-anxiété en moteur d’action en articulant émotions, preuves scientifiques et pistes concrètes de solutions. L’objectif est clair : développer des récits plus justes et plus constructifs.
Acquis :
Cet épisode explore une question cruciale : comment mesurer et assumer l’impact du journalisme, tant sur le plan éditorial que sur le plan écologique ? Nous y mettons en évidence les enjeux liés à la construction des narratifs dans l’espace public, l’importance d’un journalisme capable de peser sur les débats démocratiques, mais aussi la nécessité pour les rédactions de limiter leur propre empreinte environnementale. L’intervention de Lou Welgryn (Data for Good) élargit enfin la réflexion aux effets directs et indirects de l’intelligence artificielle, devenue un outil omniprésent dans le monde médiatique.
Acquis :
Ce dernier épisode interroge ce que « faire de l’information » veut dire à l’ère de l’IA, de la polarisation et de l’urgence écologique. Nous alertons d’abord sur un risque de repli relationnel induit par les outils numériques, et à rebours de cette solitude connectée, proposons de réhabiliter une pratique journalistique fondée sur la médiation, l’écoute et l’action collective. Nous examinons des formats qui recréent la conversation, des expériences d’« information en présence », et traçons des conditions politiques et professionnelles pour retisser la confiance. Nous concluons par un bilan du cours et un appel à protéger le pouvoir de vérité de la langue et l’information comme bien commun.
Acquis :
Ce Grand cours Sator, animé par la journaliste Anne-Sophie Novel, propose une exploration critique et pratique des récits médiatiques autour de l’écologie. S’appuyant sur 20 épisodes structurés et sur le regard d’invités spécialistes (Eva Morel, Nina Fasciaux, Karen Bastien, Juliette Nouel, Sophie Roland, Anne-Cécile Bras, Béatrice Héraud, David Chavalarias, Lou Welgryn), il retrace l’histoire de la couverture environnementale, analyse les biais récurrents, décrypte les logiques de désinformation et de greenwashing, et met en lumière la responsabilité des médias face aux crises écologiques.
Toutefois, ce Grand cours ne se limite pas au constat : il ouvre aussi des pistes concrètes pour renouveler les
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